Oyez, oyez, braves poètes. Entrez ici dans le cercle magique de la lanterne poétique !
Venez rencontrer ces trois muses : la Beauté, l'Esprit et le C½ur.
Elles vous emmèneront au pays subliminal des sentiments et des caractères forgés, là où les anciens bardes nous ont montré le chemin.
Cet espace est unique. Bonifié au Siècle des Lumières, il vole avec élégance et s'échappe vers un horizon constellé où les soleils font la cour aux étoiles.
Lisez ces poèmes et s'ils pénètrent votre âme, qu'elle garde au plus profond d'elle, leurs bouquets, cet exquis parfum d'espoir, cette fragrance exquise qui fleure à chacun de ses pétales, l'Humanité.
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Elles vous emmèneront au pays subliminal des sentiments et des caractères forgés, là où les anciens bardes nous ont montré le chemin.
Cet espace est unique. Bonifié au Siècle des Lumières, il vole avec élégance et s'échappe vers un horizon constellé où les soleils font la cour aux étoiles.
Lisez ces poèmes et s'ils pénètrent votre âme, qu'elle garde au plus profond d'elle, leurs bouquets, cet exquis parfum d'espoir, cette fragrance exquise qui fleure à chacun de ses pétales, l'Humanité.
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Une voix de poète
Ma voix dure et tranchante, au ton sans complaisance,
Exprime son opprobre avec force et aisance.
Il faut dans certains cas, en légitimité,
S'indigner et crier, sans peur, sans lâcheté.
Le poète est un chantre aux multiples langages.
Soyeux comme un câlin, il peut être un orage.
Dénoncer la laideur et louer la beauté,
Il le fera toujours et sans satiété.
Du haut de son Olympe, il défend le Parnasse
Et s'empreint de sagesse au seuil d'Halicarnasse.
Il préfère l'exil comme l'a fait Hugo.
Son esprit transcendé cultive son ego
Et son combat puissant, sa lutte universelle
Ne peuvent contenir dans ce qui les muselle.
A la jeune Aisha, visage mutilé,
Il ne peut que livrer son coeur horripilé.
Il est Je, il est Moi ; le Cid et Don Quichotte,
Il est dans sa vengeance un Nevers et sa botte.
Il n'a pas de leçon à recevoir d'autrui.
Son style et sa façon n'appartiennent qu'à lui.
Il répond de son fait et quand le ciel s'allume,
Dans l'aube et le soleil, il renaît et s'assume.
Quand la racine boit l'eau de la fontaine
Ce que l'on voit se restitue
Et bon arroi se destitue
A n'être pas gravé de mots.
Le beau langage est en pieds bots,
Cahin-caha, dans ses chaussures
Si mailles en déconfitures
Mettent jarretière en sabots.
On doit devoir en l'écriture
Et périra déshonoré
Qui n'aime livres et lecture
Ou veut chapitre édulcoré.
Il irait par mésaventure
A l'endroit de sa sépulture
En grande peine et désarroi
De n'avoir pas en son charroi
Arrimé poésie à culture.
Serge LAURENT